Lumière

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Pendant que je faisais des photos de Garrulax morrisonianus, je voyais souvent ces oiseaux grimper un talus derrière moi. En me retournant, je m’aperçois que le soleil donne juste au-dessus et fait briller les herbes. Cela m’a donné l’occasion de faire une de mes plus jolies photos.

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Il est rare, en tout cas en ce qui me concerne, de faire volontairement une très jolie photo. C’est souvent la nature qui décide de me mettre en présence d’un sujet à l’esthétique exceptionnelle ou particulière. Il est fréquent que je prenne la photo sans être vraiment conscient de ce qu’elle va donner en définitive.

La surprise est quand je la vois en grand format sur un écran. On pourrait penser que depuis la photographie numérique il est facile de vérifier le résultat sur l’écran de son appareil. C’est clairement faux. Bien sûr, l’expérience permet de se douter que la photo qui vient d’être prise sera bonne ou non une fois retravaillée, mais il est vraiment difficile de juger de tout le potentiel d’une photo sur un petit écran d’appareil, aussi bon soit-il.

On se retrouve donc dans la position du photographe argentique condamné à attendre le développement de ses prises de vue pour savoir s’il a bien travaillé ou non, avec un peu moins de suspense tout de même.

Les garrulaxes de Daxue Shan (大雪山)

Sur la montagne Dàxuě à Taïwan, vers 2500 mètres d’altitude, on peut rencontrer des Garrulax morrisonianus, des oiseaux fort sympathiques.

sc_DT__MG_9293 - Garrulax morrisonianus
Garrulax morrisonianus

Ils évoluent au sol et volent très peu pour autant que j’aie pu en juger. Ils courent vite et sautent encore plus vivement. De la taille d’un merle, ces passereaux vivent en groupe et communiquent entre eux par de petits cris variés et très discrets. Lorsqu’ils sont réfugiés dans un buisson suite à une alerte, il n’est pas besoin de se tenir tranquille très longtemps pour entendre bientôt celui-ci bruisser de multiples cris très doux avant de les voir sortir à nouveau.

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Ils approchent facilement les humains et il est assez facile de les attirer avec un peu de nourriture ou de leur donner à manger directement à la main.

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Ils ont l’air rondouillards à première vue, mais ils cachent en réalité de longues pattes qui leur confèrent leur agilité au sol.

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Et une fois la nourriture saisie, ils reprennent leurs distances non en s’envolant, mais en sautant. On voit bien ici qu’il n’ouvre pas les ailes.

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Celui-ci a réussi à saisir entièrement un gros morceau de nourriture mal tenu, il s’enfuit prestement avec son butin.

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Ils tendent à rester dans l’ombre, mais là encore, un peu de nourriture peut les convaincre de se montrer au soleil.

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Réception après un saut.

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Tant qu’à faire du flou, en voici une, ratée dans la mesure où ce n’était pas le résultat espéré, mais assez jolie finalement.

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