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Abstraction

Abstraction

Cette photo a été légèrement remaniée. D’une part pour nettoyer les traces sales laissées par la vitre de la fenêtre à travers laquelle j’ai pris cette photo, puis une petite modification pour perdre le lecteur.

Tout ce que je peux dire, c’est que cette photo a été prise d’une scène tout-à-fait naturelle. Il n’est pas compliqué de comprendre ce que c’est, mais si on ne met pas le doigt dessus, on peut chercher longtemps…

Elle n’est pas récente, prise en 2015 sur le trajet vers Lutao, j’ai hésité à la mettre en ligne, ne sachant pas trop si cela en valait la peine. Cependant, en revoyant régulièrement cette photo, je n’ai pu m’empêcher de la trouver fascinante, comme si ce n’était pas moi qui l’avait prise.

Au zoo…

31 décembre, il fait beau et presque chaud, même. Sortie au zoo. Je n’ai pas vraiment eu le temps de faire toutes les photos que j’aurais voulu faire. Suivre un groupe est souvent une gageure pour un photographe qui ne peut que rarement consacrer le temps nécessaire à une bonne photo ; mais de temps en temps, on a un peu de chance…

On commence par ce qui me semble être un poney. Ici, on ne voit pas souvent d’équidés.

 

Un macaque semblant réfléchir intensément…

 

Le même, après réflexion.

 

Un oryx. Difficile de trouver plus doux regard.

 

Qui est en cage ?

 

Un animal si populaire qu’on ne le présente plus…

 

Du côté des volières, la lumière était détestable, sans compter la présence de grilles à mailles serrées ou de vitres sales. Il a été quasiment impossible de réaliser une photo acceptable. Évidemment, c’est un intrus dans une des volières qui a bénéficié d’un traitement adéquat.

 

Comme le poney, l’oie est ici un animal plutôt exotique.

 

Je ne connais pas cet animal. J’ai pris toute une série de photos de ses congénères à quelques mètres de là, mais aucune n’a été vraiment satisfaisante. C’est alors que j’avise cet individu isolé et comme camouflé dans les rochers.

 

Un émeu d’Australie. Les individus exposés là faisaient environ un mètre de haut et étaient séparés des visiteurs par une simple barrière de bois. C’est donc assez impressionnant, surtout pour les enfants. Leur bec est large et semble assez fort pour faire mal. En vérité, ces oiseaux semblent très paisibles. Ils peuvent provoquer un geste de recul au premier regard, mais je leur ai finalement trouvé une expression vraiment intelligente et aimable. Ils sont curieux, approchent volontiers les visiteurs pour les scruter attentivement sans aucun geste brusque, comme s’ils veillaient à ne pas nous faire peur.

 

Donc voilà, peu de photos vraiment intéressantes pour le moment. Peut-être aurais-je l’occasion de revenir en semaine sans avoir à suivre un groupe ou être gêné par les autres visiteurs pour prendre le temps d’obtenir de meilleures photos.

Encore des abeilles…

Le 10 décembre à Taïwan a été particulièrement chaud et ensoleillé. D’ailleurs, tout le mois de décembre l’a été, excepté les tout derniers jours. À la campagne, les fleurs ont donc été assaillies par les abeilles. Cela a été l’occasion pour moi de tester le diffuseur de flash dont je parlais précédemment et cela semble plutôt bien fonctionner.

Quelques autres insectes étaient bien sûr présents, même s’ils étaient bien plus discrets.

En voici un que j’ai failli ne pas voir. Il m’a fait penser à un petit phasme, mais je doute que s’en soit vraiment un.

Fourmis de Sun Moon Lake

Le lac du Soleil et de la Lune (日月潭 – Rìyuè tán) est une des grandes attractions touristiques de Taïwan. Le lieu est relativement préservé par diverses mesures gouvernementales et la nature y est encore  très présente. À l’occasion d’une visite chez un ami de la famille, j’ai pu photographier quelques grandes fourmis vertes (peut-être des Polyrhachis wolfi).

J’ai d’abord commencé sans flash.

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Malheureusement, le manque de lumière rendait difficile l’obtention de photos nettes avec une grande profondeur de champ. J’ai donc utilisé le flash, mais sans diffuseur. Il s’agit d’un flash cobra connecté par un câble et tenu à gauche de l’appareil. Cela rend une esthétique intéressante, mais la dureté de la lumière ne donne pas toujours des résultats très heureux. Toutefois, je livre ici quelques unes d’entre elles en vrac.

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On remarquera l’espèce de plastron qu’elles portent sur le thorax, comme un bouclier qui leur protège le dos. Le pédoncule (la partie qui relie l’abdomen au thorax), que l’on devine sur les deux premières photos, est aussi assez complexe. La taille réelle de leur corps est d’environ dix à douze millimètres sans les antennes.

Depuis, j’ai bricolé un diffuseur pour mon flash afin d’obtenir une lumière moins dure. Les tests sont encourageants, j’espère que j’aurai bientôt l’occasion de le tester en conditions réelles…

Les poissons de Lutao

À Lutao, on peut trouver des récifs coralliens. Comme souvent dans ces milieux, la vie est riche, multiple et facile d’accès. Le masque et le tuba suffisent généralement pour aller à leur découverte.

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Les poissons sont littéralement à nos pieds.

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Les photos qui ont été prises ici l’ont été avec un appareil compact étanche, l’Olympus Stylus TG-4. Ce n’est certainement pas ce qui se fait de mieux en qualité d’image, mais quand même, je n’ai pas été déçu.

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Oui, les poissons aussi sont curieux.

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Ces moments sont toujours trop courts, et il a fallu repartir à regret avec, déjà, l’envie de revenir un jour prochain…

L’Arbre

Cette photo a été une étrange surprise. Lorsque j’ai vu cet arbre, bien droit avec ce houppier bien arrondi en demi-cercle et clairement dégagé du tronc ; je l’ai cru sorti d’un récit surréaliste. Ce genre d’histoire dans laquelle tout est parfaitement représentatif de ce qu’il doit être : des personnages dont la physionomie et l’accoutrement correspondent à ce qu’ils sont, où les fleurs sont éclatantes comme doivent l’être des fleurs, le ciel parfaitement bleu, les chemins bien tracés même en pleine nature, etc.

Cependant, il m’a semblé que, malgré son apparence commune, celui-là avait un air un peu sévère, pour ne pas dire menaçant.

Lorsque j’ai pris la photo, je ne voulais que l’arbre tout seul et j’ai maudit ces paysans qui me gâchaient la vue. C’est seulement après que j’ai compris à quel point ils sont indispensables à cette photo.

Je ne vais pas m’étendre longuement sur mon interprétation de cette scène, chacun doit être libre d’y voir ce qu’il veut sans être trop influencé, mais il me semble qu’elle symbolise une nature prodigue, certes, mais exigeante et âpre. Elle veut bien donner, mais le travail pour obtenir ses fruits sera long, pénible et laissera des mains calleuses et des dos cassés.

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Ce qui m’a vraiment laissé pantois en retravaillant cette photo, c’est sa construction. Évidemment, je ne m’en suis pas rendu compte au moment où je l’ai prise même si, en jetant un œil sur l’écran de l’appareil, je me suis douté qu’elle serait intéressante. On dirait bien qu’à force de prendre des photos, on finit par les construire de manière semi-consciente. L’idée de centrer l’arbre était déjà présente. Pourtant, sur la photo originale, l’arbre n’est pas centré, mais je savais déjà que je la recadrerai en post-traitement.

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Ici, c’est évident, on a une structuration de l’image par l’arbre qui semble détenir un pouvoir sur tout ce qui l’entoure. On peut voir des oppositions entre le ciel et la terre, la légèreté des feuilles et la lourdeur des humains, les hauts immeubles au fond et la campagne au premier plan…

Ensuite, après examen sur grand écran, d’autres lignes sont apparues.

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On retrouve les sempiternelles lignes de tiers, ici produites involontairement, et qui structurent l’image autour des humains toujours dominés par le feuillage de l’arbre. Le rapport hiérarchique est frappant.

Pour finir :

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Cet arc nous renvoie directement à la structure de nombreuses œuvres classiques : peintures, retables, constructions romanes, etc. Lorsque l’on regarde cette photo de loin ou en taille réduite (sous forme de vignette, par exemple), on a la forte impression de voir une peinture. Je pense que c’est en grande partie lié à ces lignes.

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Sous l’arbre, l’image ainsi découpée est presque carrée. D’une domination, on passe à un enfermement, un rapport de dépendance. Les humains ne peuvent exister sans l’arbre, il est leur dieu.

Le premier regard que je jette sur cette photo est toujours sans grand intérêt, même maintenant que je la connais bien. Pourtant, dès le deuxième regard, elle me capte et m’oblige à m’y attarder. Cela me fait cet effet à chaque fois que tombe sur elle, je suis contraint d’y consacrer au moins quelques minutes, comme si c’était important voire indispensable. C’est bien la première fois qu’une de mes propres photos me touche à ce point.

Les japaluras de Lutao

Sur la petite île de Lutao (綠島, île verte) située à l’est de Taïwan, on peut observer des japaluras, probablement des japaluras de Swinhoe (Japalura swinhonis). Ces petits sauriens sont dotés d’une longue queue fine, de longues pattes dont certains doigts sont très développés. Ils courent et sautent vivement.

Ils pourraient être difficiles à prendre en photo du fait de leur vivacité, mais ils ne sont pas peureux et se laissent approcher à condition de le faire très lentement.

Japalura de Swinhoe - Japalura swinhonis

Japalura de Swinhoe - Japalura swinhonis

 

Celle-ci est évidemment ma préférée. C’est presque un portrait.

Japalura de Swinhoe - Japalura swinhonis

 

Les couleurs sont assez diverses.

Japalura de Swinhoe - Japalura swinhonis

 

Et ils sont curieux. C’est certainement pour cette raison qu’ils se laissent approcher. Celui-ci m’observe intensément.

Japalura de Swinhoe - Japalura swinhonis

 

En repartant le long de l’étroit chemin, un japalura est arrivé en face de moi en courant. Au lieu de s’arrêter ou de s’enfuir, il a continué son chemin en passant à quelques dizaines de centimètres de mes pieds tout en me fixant d’un œil, au cas où… C’était assez comique.

Il n’y a décidément que les animaux pour apporter ces moments à la fois banals et exceptionnels.

Retour à Keelung

Le paquebot est reparti d’Ishigaki tard dans la soirée. Le lendemain, il s’est immobilisé à bonne distance de Keelung afin de permettre au casino d’ouvrir. Avant qu’il ne s’arrête, nous avons eu la chance d’apercevoir des dauphins venus jouer dans le sillage du navire. Malheureusement, je n’ai pas pu les photographier.

J’ai pris quelques photos du bateau de jour…

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Le retour à Keelung nous a amenés dans le mauvais temps, nuages noirs et pluie torrentielle.

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Notre cabine se situant juste au-dessus de l’accès, une vedette est passée tout près, sans même s’arrêter, pour amener le pilote.

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Même un peu gâché par l’orage qui nous attendait à Keelung, ce fut un beau voyage. Un peu court, mais original en ce qui me concerne, moi qui n’avais jamais mis les pieds sur un paquebot.

À Ishigaki

Le temps de visite sur l’île fut très limité, juste le temps d’une petite excursion organisée de A à Z avec, comme point culminant, les galeries souterraines.

Pour commencer, un rapide passage dans une boutique pour touristes dans laquelle on peut acheter des échantillon de tissu fabriqué de façon traditionnelle. On y trouve encore des métiers à tisser toujours utilisés.

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Plus tard, juste avant l’entrée des galeries, un crabe des cocotiers est exposé. Je ne peux pas m’empêcher de penser que cette énorme bestiole a inspiré la forme intermédiaire de l’alien de Giger.

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Cette photo a nécessité un gros travail de traitement pour éliminer les reflets. Pour donner une idée de la distance avec la photo originale, la voici ici.

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Voici donc quelques photos des galeries d’Ishigaki.

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Une photo du photographe des grottes pour l’échelle.

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Ensuite, un petit tour sur un bateau à fond transparent pour voir les poissons et les coraux. Un peu décevant quand on a connu la faune corallienne de Lutao dont j’aurai l’occasion de parler. Quelques photos sont tout de même sympathiques.

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Retour sur la plage.

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Encore quelques photos seront faites lors du retour dans un prochain article.

Vers Ishigaki

À l’occasion d’une croisière à destination d’Ishigaki, une île japonaise de l’archipel d’Okinawa au nord-est de Taïwan, j’ai effectué une série de photos du navire, le Superstar Aquarius.

Accostage à Keelung.

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Déchargement.

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Un dernier café avant le départ.

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Tard dans la nuit…

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Retour à l’intérieur pour enfin dormir un peu.

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Jeu de miroirs dans la cage d’escalier.

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La coursive vers la cabine.

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Bientôt la suite sur l’île d’Ishigaki.