Lumière

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Pendant que je faisais des photos de Garrulax morrisonianus, je voyais souvent ces oiseaux grimper un talus derrière moi. En me retournant, je m’aperçois que le soleil donne juste au-dessus et fait briller les herbes. Cela m’a donné l’occasion de faire une de mes plus jolies photos.

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Il est rare, en tout cas en ce qui me concerne, de faire volontairement une très jolie photo. C’est souvent la nature qui décide de me mettre en présence d’un sujet à l’esthétique exceptionnelle ou particulière. Il est fréquent que je prenne la photo sans être vraiment conscient de ce qu’elle va donner en définitive.

La surprise est quand je la vois en grand format sur un écran. On pourrait penser que depuis la photographie numérique il est facile de vérifier le résultat sur l’écran de son appareil. C’est clairement faux. Bien sûr, l’expérience permet de se douter que la photo qui vient d’être prise sera bonne ou non une fois retravaillée, mais il est vraiment difficile de juger de tout le potentiel d’une photo sur un petit écran d’appareil, aussi bon soit-il.

On se retrouve donc dans la position du photographe argentique condamné à attendre le développement de ses prises de vue pour savoir s’il a bien travaillé ou non, avec un peu moins de suspense tout de même.

Les garrulaxes de Daxue Shan (大雪山)

Sur la montagne Dàxuě à Taïwan, vers 2500 mètres d’altitude, on peut rencontrer des Garrulax morrisonianus, des oiseaux fort sympathiques.

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Garrulax morrisonianus

Ils évoluent au sol et volent très peu pour autant que j’aie pu en juger. Ils courent vite et sautent encore plus vivement. De la taille d’un merle, ces passereaux vivent en groupe et communiquent entre eux par de petits cris variés et très discrets. Lorsqu’ils sont réfugiés dans un buisson suite à une alerte, il n’est pas besoin de se tenir tranquille très longtemps pour entendre bientôt celui-ci bruisser de multiples cris très doux avant de les voir sortir à nouveau.

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Ils approchent facilement les humains et il est assez facile de les attirer avec un peu de nourriture ou de leur donner à manger directement à la main.

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Ils ont l’air rondouillards à première vue, mais ils cachent en réalité de longues pattes qui leur confèrent leur agilité au sol.

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Et une fois la nourriture saisie, ils reprennent leurs distances non en s’envolant, mais en sautant. On voit bien ici qu’il n’ouvre pas les ailes.

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Celui-ci a réussi à saisir entièrement un gros morceau de nourriture mal tenu, il s’enfuit prestement avec son butin.

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Ils tendent à rester dans l’ombre, mais là encore, un peu de nourriture peut les convaincre de se montrer au soleil.

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Réception après un saut.

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Tant qu’à faire du flou, en voici une, ratée dans la mesure où ce n’était pas le résultat espéré, mais assez jolie finalement.

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Bestioles du nouvel an

À l’occasion du nouvel an chinois, je me suis retrouvé à traîner dans la campagne non loin de Taïchung. Même si l’humain est présent quasiment partout sur l’île de Taïwan, les animaux parviennent à garder leur place, pour le moment.

Je suis tombé sur un massif de fleurs au bord d’une route avec de nombreuses abeilles très actives. J’y suis passé deux fois. Mon premier passage eu lieu peu de temps avant le coucher du soleil. Les fleurs étaient déjà en train de se fermer.

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Le lendemain, je suis passé par grand soleil. Les fleurs grandes ouvertes étaient bien plus accessibles. La lumière m’a aussi permis de monter en vitesse et de prendre quelques photos inattendues.

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Dans le même massif de fleurs, une casside :

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Un syrphe, une mouche inoffensive qui imite plus dangereux qu’elle :

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Une fourmi dont je ne connais pas la famille précise. Elle ne ressemble pas tout-à-fait aux fourmis européennes. On peut distinguer des épines sur le thorax.

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Un peu plus loin, voici un animal très discret au moindre bruit signalant un intrus, mais qui fait lui-même un énorme boucan dès qu’il se croit seul : le scinque à queue bleue. Cette photo n’est pas très réussie, mais je ne désespère pas de faire mieux à une autre occasion. Celui-ci est passé juste devant mes pieds, mais il m’a été très difficile d’approcher l’appareil très lentement et de soigner la prise de vue.

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Exactement au même endroit, mais au retour, je suis tombé sur un autre spécimen, peut-être un japalura de Swinhoe.

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Pour finir, une petite araignée étrange qui est capable de faire vibrer sa toile quand on la dérange. On suppose que la vibration très rapide qu’elle provoque en cas de menace la rend pratiquement invisible pour un éventuel prédateur.

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Empilement

Cette photo a été prise dans le voisinage. Elle fait partie de ces scènes ou détails qu’on ne remarque jamais ou peu. Le noir et blanc s’impose ici par la quasi absence de couleurs de la scène originale. À part un recadrage et quelques retouches de contraste, elle n’a pas nécessité beaucoup de travail. Le point crucial étant surtout d’éviter de trop forts contrastes pour ne pas détruire la matière.

En effet, cette scène m’a permis de prendre conscience des textures. Celle-ci n’a pratiquement aucun aplat lisse, tout est détaillé, granuleux, rugueux, crevassé, torturé. Voici quelques détails de cette photo pour mieux s’en rendre compte :

IMG_2535_v6-det1 IMG_2535_v6-det2 IMG_2535_v6-det3J’ai bien conscience que le rendu des textures pourrait être meilleur. Éduquer le regard est le leitmotiv de tout aspirant à la photographie et il faut faire suivre la technique. Depuis cette vision, je travaille tant bien que mal à capturer ces textures. J’en reparlerai certainement…

Session du 20 décembre 2014

C’est ma première session de photos de sport en compagnie de ces fous de vitesse à roulettes. Ce n’est pas mon truc, ce type de photo. Je déteste même le sport. Pourtant, malgré ma faible inclination et mon appareil peu adapté à cet exercice, il y a eu moyen de faire quelques bonnes prises. Il y a finalement eu peu de gros ratés. Les photos non retenues l’étaient principalement pour éviter trop de répétitions des mêmes scènes ou des mêmes personnes. D’autres présentaient des défauts de cadrage ou des scènes inconsistantes.

La grosse difficulté de ce type de prise est de trouver de l’originalité. Au bout d’un moment, on fait vite toujours les mêmes photos. Ce n’est pas forcément laid, ça a même de la gueule, souvent, mais c’est parfaitement ennuyeux.

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Alors on essaie de trouver autre chose. Par exemple, montrer qu’on commence jeune.

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Que les un peu moins jeunes aiment attaquer d’entrée de jeu, ce qui n’est pas nouveau, certes.

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Le style, ça ne s’invente pas, il y a ceux qui l’ont…

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…mais je ne vous montrerai pas ceux qui ne l’ont pas ^^

Les professionnels, eux, commentent.

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Il y a aussi des absences de regard qui font peur.

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Une deuxième session a eu lieu en janvier avec son lot de photos sympathiques.

Session du 17 janvier 2015

Deuxième session photographique avec les patineurs, les mêmes pour la plupart. Comme je l’expliquais dans l’article de la première session, la difficulté est de renouveler la mise en scène, la composition, le cadrage, etc, afin d’éviter la répétitivité d’un tel exercice.

J’ai d’abord tenté d’améliorer simplement la qualité des prises de vue en variant les sujets et en réglant de manière plus adaptée le fonctionnement de l’autofocus qui n’était pas optimal la première fois.

Les premières prises ne sont malheureusement pas originales, mais plutôt satisfaisantes si l’on considère mon niveau technique.

J’aime celle-ci pour son côté bordélique mais pas désagréable. L’uniformité des tenues compense l’absence de composition.

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Il n’y a pas d’âge pour commencer.

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En plein exercice, très concentré.

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Je trouve ces deux profils vraiment touchants, on les croirait directement sortis d’un film d’Hayao Miyazaki.

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Patinage synchronisé ?

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Aujourd’hui, on va voir le planter de bâton !

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Une débutante rattrapée par deux meutes de patineurs au taquet.

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Tout le malheur du monde sur les épaules… Non, il ne va pas se suicider. C’est juste une période de repos.

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Mais soyons sérieux. Voici une série intéressante mettant en évidence une faible profondeur de champ. L’effet de relief est parfois impressionnant. Il faudra que je travaille davantage cette technique à laquelle on ne pense pas toujours en photo sportive. La mise en valeur du sujet est vraiment flagrante.

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En passant, on peut être charpenté comme un char d’assaut et avoir le style. Ne faites pas attention aux patins roses. À Taïwan, le rose n’est pas indéfectiblement lié à la gent féminine.

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Mon problème ici est l’angle de prise de vue : posté au bord de la piste, dans le virage, suffisamment haut au-dessus de la barrière. Les photos ont toutes cette tête.

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Ce n’est pas mauvais, mais ça manque un peu d’énergie. J’ai donc décidé de descendre sur la piste, toujours dans le virage et de me coucher pour obtenir un point de vue aussi bas que possible. Le virage étant relevé, il ne m’a pas été possible d’être en contre-plongée, mais c’est mieux que rien. L’effet sur l’action est tout de même sensible. Les scènes gagnent vraiment en vitesse et en énergie.

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On voit que ça s’énerve. C’est visible aussi sur les photos solos.

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Cette photo est exceptionnelle car, sur les centaines que j’aie pu prendre, ce gars-là ne sourit jamais. Il faut croire que c’est en me voyant vautré par terre qu’il a consenti à sourire.

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Celle-ci n’a bien sûr pas été prise par bibi. C’est juste pour vous donner une idée de la situation. La prochaine fois, j’essaierai peut-être de me coller aussi près que possible de la sortie du virage pour bénéficier d’un point de vue plus bas. Par contre, c’est aussi là que les patineurs rejoignent l’extérieur de la piste, c’est donc plus dangereux. Nous verrons bien…

À plus…

Premiers couchers de soleil

Oui, je sais, les couchers de soleil, c’est un poncif. Tout le monde en fait. Et alors ? Tant que c’est beau. En plus, je ne sais pas si cela vient du fait d’habiter sur le tropique nord, mais je peux voir de magnifiques couchers de soleil depuis chez moi. Pourquoi se priver ?

Voici donc toutes les photos que j’aie pu faire de mon balcon. Vous remarquerez sur certaines d’entre elles que les bâtiments à l’horizon sont bien les mêmes. Aucune photo n’a été fortement retouchée, seulement une correction de contraste et des couleurs. Les résultats sont aussi réalistes que possible.

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La suivante est ratée, je l’ai prise par erreur à une sensibilité ISO trop élevée, ce qui induit un bruit important. Toutefois, le grain régulier du 6D rappelant le grain de l’argentique donne un résultat pas désagréable.

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Celle-ci a été prise la veille d’un typhon. Il est assez fréquent que le ciel prenne cette couleur à l’approche d’un tel phénomène car les masses d’air déplacées soulèvent beaucoup de poussières qui renforcent les couleurs.

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Il s’agit ici d’ombres portées sur le ciel de reliefs se situant au-delà des bâtiments. C’est toujours très spectaculaire.

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Coucher de Lune en été.

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Il s’agit ici de ma préférée pour le moment. Je crois bien n’avoir jamais pris des nuages aussi beaux et détaillés.

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Coucher de Lune en hiver.

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